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Un oeil de verre - Mémoires d'un squelette de Castelao
"Derrière l’humour se cache toujours une grande douleur, c’est pourquoi il n’y a pas d’humoristes au paradis."
Avec cette citation de Mark Twain, Castelao débute ce récit dans lequel un squelette nous ouvre ses mémoires. Il ajoute :
"Un squelette se doit d'être humoriste, et un squelette galicien à bien plus forte raison. Un Galicien est toujours coquin ou humoriste, et la coquinerie est l’humour des incultes, tout comme l’humour est la coquinerie des gens cultivés."
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Borneo de Oliverio Coelho
Le monde dans lequel nous plonge Borneo est celui d’une société dont on espère qu’elle appartient
à un futur lointain même si on redoute qu’elle ne soit déjà à notre porte.
Dans ce court roman qui renouvelle les possibilités du récit, Oliverio Coelho hypnotise son lecteur
par sa faculté à construire des mondes grâce aux mots. Imprégné de l’exemple des Maîtres
(Kafka, Schulz, Borges…), il utilise les ressorts du fantastique pour mieux nous faire entrevoir les
marges du réel.
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Memoires d'un avaleur de sabres de Dan Mannix
«Je ne serais sans doute jamais devenu l’un des plus célèbres cracheurs de feu d’Amérique si le Grand Flamo ne s’était pas fait exploser ce soir-là, juste devant le chapiteau des Incroyables Attractions de Krinko&Co.»
En quelques mois, l’apprenti forain devient tour à tour cracheur de feu, avaleur de sabres, fakir, spécialiste de l’évasion et télépathe. La vie sous les chapiteaux, la compagnie de maîtres de l’illusion sous toutes ses formes, l’épreuve de la scène et ses dangers font de cette expérience, plus qu’un apprentissage, une véritable initiation.
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Proses festives de Francisco de Quevedo
«Quevedo est un grand écrivain verbal. Tous les écrivains le sont puisque les mots sont leurs instruments; mais dans la majorité des cas, ils sont utilisés comme moyen et non comme fin. Pour Quevedo, comme pour Mallarmé ou pour Joyce, le mot est intrinsèque.» Jorge Luis Borges.
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Dans la ville j'ai perdu un roman... de Humberto Salvador
Une oeuvre expérimentale dans sa forme, son propos et son écriture. C’est un roman d’investigation, un romanquête qui parle de l’écriture comme expérience ludique et source d’inspiration romanesque.
Un hymne à la modernité et aux formes avant-gardistes. De ce fait, il faut rapprocher ce roman d’autres ouvrages écrits à la même époque dans le continent sud-américain : Les Sept fous, 1929 (qui vient de faire l’objet d’une nouvelle édition chez Belfond) et Les Lances-flammes, 1931, de Roberto Arlt, ainsi que Adán Buenosayres de Leopoldo Marechal, 1948. Comme dans les ouvrages de ces deux écrivains argentins, on sent dans cette oeuvre de Humberto Salvador un vent de liberté qui marquera la littérature hispano-américaine à venir.
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Une balle dans le front de Manuel Aguirre
Le récit d'une délivrance, celle d'un jeune sous-lieutenant, Gerardo Arrieta, qui tente de se libérer du diable. C'est en étant nommé responsable d’un poste-frontière à l'est du lac Titicaca, à la limite du Pérou et de la Bolivie, que le sous-lieutenant, originaire de Lima, fait face à ses propres démons en affrontant le diable incarné, un contrebandier du nom d'Hilario.
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Campo cerrado - Le Labyrinthe magique I de Max Aub - collection Labyrinthe magique
Une grande fresque sur l’histoire de l’Espagne des années 1920-1930,
et en particulier de la guerre civile (1936-1939).
2009 marque les 70 ans de la Retirada
(exode et exil des Républicains d’Espagne en janvier et février 1939).
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Campo abierto - Le Labyrinthe magique II de Max Aub - collection Labyrinthe magique
L’action de ce deuxième tome se déroule de juillet à novembre 1936
(défense de Madrid et le
célèbre ¡ No pasarán !), et se clôt par l’arrivée des Brigades internationales.
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Campo de sangre - Le Labyrinthe magique III de Max Aub - collection Labyrinthe magique
Campo de sangre est un labyrinthe de personnages, de situations, d’actions et de réflexions.
Dans ce texte, les éléments autobiographiques sont nombreux car, à l’époque où se déroulent les faits relatés (janvier-mars 1938) Max Aub se trouvait à Barcelone pour le tournage du film Sierra de Teruel.
Le roman s’ouvre et se referme sur les bombardements nationalistes qui vont secouer Barcelone des mois durant.
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Campo francés - Le Labyrinthe magique IV de Max Aub - collection Labyrinthe magique
« En vingt-trois jours de traversée, de Casablanca à Veracruz, en septembre 1942, j’ai écrit Campo francés. Les événements et les scènes sont authentiques et ce sont, je crois, les premiers mémoires écrits selon cette technique » écrit Max Aub dans la note d’introduction à la première édition du livre.
Telles sont les circonstances dans lesquelles l’écrivain, qui partait en exil au Mexique, a écrit ce texte, et la «technique» dont il fait mention est celle du scénario de film.
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Campo del Moro - Le Labyrinthe magique V de Max Aub - collection Labyrinthe magique
L'action se déroule à Madrid entre le 5 et le 13 mars 1939. Après la chute de la Catalogne en février 1939 et la fuite du gouvernement Negrín en France, la guerre est pratiquement perdue. Madrid continue de résister avec héroïsme. Le président Azaña part à son tour pour la France et ne remettra plus les pieds en Espagne. Pour les communistes, c’est la résistance à outrance. Les républicains se déchirent, c’est la guerre dans la guerre. La junte détruit les derniers vestiges de légitimité républicaine, et malgré les nombreuses tractations, Franco reste inflexible ; cette trahison n’aura servi à rien. La victoire nationaliste qui se profile aura des conséquences dramatiques.
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Campo de los almendros - Le Labyrinthe magique VI de Max Aub - collection Labyrinthe magique
Ce sixième et dernier volet du cycle romanesque «Le Labyrinthe magique» est le récit des derniers jours de la guerre civile espagnole. Dans Campo de los almendros, nous assistons à la défaite de l’armée républicaine, à la déroute de milliers de personnes, plus ou moins compromises, qui craignent pour leur vie. Cette épopée est relatée en deux grands moments : entre le 12 et le 31 mars 1939 où, cherchant à fuir l’avancée des troupes franquistes, des familles entières se replient sur le port d’Alicante ; ils attendent des bateaux anglais et français qui n’arriveront pas. Le port d’Alicante est un piège qui se referme sur cette population en fuite et la mer se transforme en muraille.
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L'amitié de Guy Debord, rapide comme une charge de cavalerie légère de Bessompierre
Cet homme qui passe dans la rue Jouvène, aux côtés d’une Chinoise, semble être l’incarnation d’un esprit étranger à toutes les catégories d’esprits que j’avais connues jusqu’alors.
Cet homme qui passe dans la rue Jouvène, aux côtés d’une Chinoise semble s’être déplacé dans des
formes du temps et de l’espace, étrangères à celles de la présente rue.
Un aventurier ? Peut-être oui, mais de classe.
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Chroniques taurines de Joaquín Vidal
Pendant la feria, un vétérinaire me demanda : “Mais qu’est-ce qui vous arrive ? Tous les jours, je vous vois quitter à toute vitesse les gradins avant la fin de la corrida et entrer précipitamment dans les toilettes des dames ! ” Ce qui m’arrive, dus-je lui expliquer, c’est que je dois communiquer la chronique par téléphone avant 22 heures, depuis la salle de presse des arènes qui est à côté des toilettes pour dames, et que l’écriteau correspondant est plus proche de la salle de presse que desdites toilettes.
Reste encore à le raconter, 6 juin 1983.
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La Vie de Fabrice Caravaca
Nous n’avons pas d’oeillères. Nous sommes du parti du kaléidoscope. Pour nous, il n’existe pas
d’étendard. Ce sont des visions, des portraits infinis, des photographies partagées. Nous gardons les
yeux ouverts et le coeur ouvert et nous faisons de nos rêves des réalités multiples.
54 fragments ou unités qui se succédant dialoguent et forment un chant. La Vie est un chant ou un
appel poétique à la fraternité, aux possibles et à ce qui lie les êtres entre eux.
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Le Clou brûlant de José Bergamín
Voici donc ce que pense, dans quelques domaines majeurs, l’écrivain qui
représenta le catholicisme dans la Révolution espagnole. (…) à maints
égards, ce livre est écrit pour répondre à : “ Comment l’homme peut-il entendre Dieu ? ” Et peut-être
même répond-il moins, selon la théorie même de son auteur, par une idéologie, que par l’intraduisible
frémissement de flamme qui fait tant de grands écrivains espagnols, des frères du Greco.
André Malraux, extraits de la préface.
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Prises de vue de Egon Erwin Kisch
Vingt reportages littéraires extraits de Der Rasende Reporter {Le Reporter enragé}, un recueil qui valut à son auteur la reconnaissance du public et de la critique (Döblin, Brecht puis plus tard Günter Wallraff figurent parmi ses laudateurs).
Robert Musil écrivit : « Impatient, drôle, essentiel… ce type de reportages est indispensable à notre époque. »
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À la recherche de B. Traven de Jonah Raskin - collection Calaveras
Lorsqu'il arriva au Mexique au début des années 70, Traven n'y était mort que depuis
cinq ans.
Il recueillit donc les témoignages de première main de la plupart de ceux qui l'ont côtoyé
dans le pays.
Pourtant, il n'arrivera pas à démêler l'écheveau de chausse-trapes tissé par l'auteur du
Trésor de la sierra Madre.
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Le Zopilote et autres contes mexicains de Max Aub - collection Calaveras
Max Aub incarne mieux que quiconque
la figure de l'intellectuel engagé du XXe siècle, ballotté entre les langues et
les pays, mettant ses expériences et son sens de l'humour noir au service de son œuvre.
La place qu’il accorde à l'étranger est donc consubstantiel-le à sa nature d'exilé et le prédispose
à mettre en scène des personnages décalés.
Avec Max Aub, les cadavres n'ont jamais été aussi exquis…
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Ceux d'en bas de Mariano Azuela - collection Calaveras
Mariano Azuela (1873-1952) – médecin major dans l’armée de Julián Medina – s’attache à raconter la révolution telle qu’elle est faite par les hommes du peuple : feu spontané, marche aveugle, perdue d’avance. Le point de vue de ceux d’en bas – que les historiens peinent tant à transmettre – nous est ici donné dans une traduction de Jeanne et Joaquín Maurín, autres révolutionnaires, si l’on se souvient que ce dernier fut à l’origine du Parti ouvrier d’unification marxiste (POUM) en 1935 en Espagne.
Ceux d'en bas est considéré comme le texte fondateur de la littérature révolutionnaire et un classique des Lettres mexicaines.
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Dormir à terre de José Revueltas - collection Calaveras
Dormir à terre est une anthologie inédite en français des meilleures nouvelles de l’auteur. Elle
s’efforce d’offrir un éventail représentatif de l’art révueltien de la nouvelle, dont le petit chef d’œuvre
Dormir à terre (1959) donne une idée, tout en privilégiant un tant soit peu les textes
les plus récents, leur facture étant souvent originale et même parfois franchement audacieuse
Superbe manière d’inscrire artistiquement,
dans un de ses derniers récits, l’enjeu qui a constitué la vérité première de sa biographie
(la vie et l’œuvre, inséparablement).
Une place à part et unique dans la littérature mexicaine. (Octavio Paz)
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Les Jours Terrestres de José Revueltas - collection Calaveras
Quand ce troisième roman de José Revueltas fut publié, l’enthousiasme de la critique de «droite» s’éveilla immédiatement et provoqua la colère et la condamnation brutale des «compagnons de route» de l’auteur. Le livre fut retiré des librairies à la demande de l’auteur suite à la polémique qu’il suscita et, naturellement, «réhabilité» dans les années soixante.
Ce texte présente avec une acuité toujours actuelle la problématique de l’engagement politique
et du destin personnel.
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Les Miroirs de Inés Arredondo - collection Calaveras
Pour la première fois en français, une anthologie des meilleures nouvelles d'un écrivain mexicain majeur du XX e siècle.
À l'égale de Juan Rulfo, Inés Arredondo est l'une des plus remarquables nouvellistes mexicaines. Elle appartient à ce que l'on appelle la "génération du demi-siècle" (Juan García Ponce, Sergio Pitol…) qui permit au Mexique de s'ouvrir sur l'étranger alors que la littérature nationaliste était encore toute-puissante.
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Comment on fait un roman de Miguel de Unamuno - collection Sacrilège
Rédigé de 1925 à 1927, entre Hendaye et Paris, Comment on fait
un roman n’est pas un manuel de littérature, sinon le journal poético-philosophique
d’Unamuno. S’attachant à scruter l’âme espagnole par-delà les Pyrénées, Unamuno réfléchit
également à la création littéraire et au perpétuel inachèvement des êtres de fiction. Comme
Calderón, Unamuno considère que la vie est un songe et qu’il faut « vivre en éveil et non dans
le rêve de la vie ».
« Lecteur, si ta vie n’est pas un roman, une fiction divine, un rêve d’éternité alors laisse ces
pages, ne me lis pas plus avant. Car je te serai indigeste, et il te faudra me vomir sans profit
ni pour toi ni pour moi. »
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Écrits sur les taureaux de Miguel de Unamuno - collection Sacrilège
Point de vue sacrilège puisque M. de Unamuno rejette le jeu tauromachique comme symbole de l’hispanité, au même titre que le flamenco. Plus que les corridas en tant que telles, Unamuno rejette l’exploitation médiatique qui en est faite et contribue, selon lui, à maintenir le peuple espagnol dans l’ignorance.
Plaçant l’Homme au centre de sa réflexion, on retrouve dans ces articles l’esprit d’indépendance
et la virulence qu’il exprimera contre la dictature de Primo de Rivera (1923-1930) et qui lui vaudront
l’exil.
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Yegg. Autoportrait d'un honorable hors-la-loi de Jack Black - collection Ultramarine
Publié aux état-Unis en 1926, c'est le récit de la vie criminelle de Jack Black, de son initiation, de son apprentissage auprès d’artistes du cambriolage, de ses succès et de ses revers. Il nous fait rencontrer l’Amérique vagabonde et souterraine des hobos et des criminels, avec ses codes et ses héros. à bord des trains de marchandises, dans les fumeries d’opium, les tribunaux, les geôles de campagne, les pénitenciers, Jack Black nous donne à voir une géographie parallèle, faite de chemins de traverse, de refuges sûrs, de campements précaires et de repères de receleurs, celle du refus de se laisser enfermer dans les conventions et les emplois des «honnêtes citoyens».
Livre culte pour la Beat Generation, Yegg a servi de matrice à Junky de William S. Burroughs.
Lire l'extrait de Yegg : Qu'est-ce qui cloche chez les honnêtes gens ? publié dans Harper’s Magazine (juin 1929).
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Le navire poursuit sa route de Nordahl Grieg - collection Ultramarine
Dans le sillage de Deux Années sur le gaillard d'avant de Richard Henry Dana et
de Redburn de Herman Melville, Le navire poursuit sa route appartient à la confrérie des récits
de marins qui ont valeur de huis clos initiatiques, où s’exaltent les énergies. Il annonce Le
Vaisseau des morts de B. Traven, Le Quart du poète grec Nikos Kavvadias, Boy de James
Hanley, et particulièrement Ultramarine de Malcolm Lowry.
" La majeure partie d’Ultramarine n’est que paraphrase, plagiat ou pastiche
de votre œuvre. "
Lettre de Malcolm Lowry à Nordahl Grieg, 1938
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Sous vide - Journal d’une anosmie de Jean-Pierre Guillard
Premier récit autour de l’anosmie vue à travers les papilles et les yeux d’un artiste.
« Lentement j’oubliais les incertaines péripéties
de ce voyage. » Georges Perec
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