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Max Aub Campo cerrado - Le Labyrinthe magique I Première édition Tezontle, Mexico, 1943 Traduction de l'espagnol : Claude de Frayssinet Collection : Labyrinthe magique Format :20,5 x 13,5 cm + rabats Pagination : 240 p. Prix de vente : 20 euros TTC ISBN: 9782916749099 |
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et en particulier de la guerre civile (1936-1939). 2009 marque les 70 ans de la Retirada (exode et exil des Républicains d’Espagne en janvier et février 1939). Max Aub (1903-1972) est une figure marquante des lettres espagnoles même s'il a vécu la plupart du temps hors de son pays. Né à Paris, sa famille juive dut s'exiler en Espagne où il se lia aux artistes espagnols dans les années vingt (Lorca, Picasso, Dali…). Nommé attaché culturel à Paris par la République, il est l'instigateur de Guernica, et, cosigne le scénario de Sierra de Teruel, réalisé par Malraux au moment de la guerre d'Espagne. Réfugié comme beaucoup de Républicains en France, il est déporté par le gouvernement de Vichy dans le Sud de la France puis en Algérie. Il parviendra à rejoindre les exilés espagnols au Mexique en 1942. Il y fonde une revue, poursuit son œuvre littéraire tout en enseignant le cinéma et le théâtre et y travaille avec Luis Buñuel (voir leurs entretiens traduits chez Belfond en 1991). Dans les années cinquante et soixante, il voyage en Europe, Israël et Cuba avant de pouvoir reposer le pied en Espagne en 1969, puis de mourir à Mexico. Ces brefs retours vers la terre de sa jeunesse lui laisseront un goût amer. Romans, nouvelles, poésie, pièces de théâtre, scénarii, articles, aucun champ de l'écriture n'a été laissé vierge par Max Aub. Au regard de l'amplitude de sa production, il reste peu traduit en français. Il y est célèbre grâce à ses Crimes exemplaires, micro-récits qui démontrent, comme Cioran l'a avoué un jour, qu'il ne passe pas un jour sans que l'on ait envie de trucider son prochain….
LE LIVRE :
Le Labyrinthe magique est constitué de six romans, écrits en l’espace de trente ans (1939-
1968) et qui seront ordonnés postérieurement comme suit : I. Campo cerrado, II. Campo abierto,
III. Campo de sangre, IV. Campo francés, V. Campo del moro, VI. Campo de los almendros.
Notons au passage que le mot « campo » est polysémique en espagnol, il possède un champ
sémantique extrêmement vaste et riche, d’où la difficulté de sa traduction en français. Il signifie camp
(d’entraînement, d’internement), champ (agricole, de bataille, de vision), terrain (vague, de jeu),
(la) campagne.
Le cycle romanesque Le Labyrinthe magique est une fresque sur la tragédie de la guerre
civile espagnole. Les références au labyrinthe, image symbolique de l’enfermement infernal dans
lequel se déroule le conflit, parcourront le cycle tout entier.
Dans cette épopée tragique, les débats idéologiques ont une importance de premier ordre et,
comme dans une oeuvre théâtrale, le narrateur s’efface pour laisser la parole aux personnages.
Le Labyrinthe peut être considéré comme une suite de romans historiques, de la même façon
que Guerre et paix de Tolstoï. Dans ce mélange entre personnages de fiction et personnages
réels, Max Aub ne fait que suivre une pratique initiée au XIXe siècle, et perpétuée par Jules Romains
dans Les hommes de bonne volonté. Il s’agit de mettre au premier plan les personnages imaginaires
et reléguer à l’arrière-plan, avec des apparitions sporadiques et brèves, les personnages historiques,
en fonction de leur importance. L’oeuvre d’André Malraux se situe dans cette lignée (La
condition humaine et L’Espoir sont des exemples où la fiction se met au service de la réalité).
Jamais traduite en français, cette somme romanesque est considérée comme l’oeuvre majeure
de son auteur et pourra bénéficier de l’intérêt des lecteurs pour l’histoire de la guerre civile espagnole
(Les Soldats de Salamine de Cercas ; L’Ombre du vent de Zafon…).
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